10 juin 2016 ~ 12 Commentaires

Et si ensemble nous sauvions l’équitation de tradition française ?

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Et oui, tant que vous ne m’arrêtez pas, je continue à délirer.

A force de nous plaindre de la perte des connaissances équestres, même à Saumur, n’est-il pas temps de réagir ?

Que faisons nous pour sauvegarder le peu qu’il nous reste de l’équitation française ?

Actuellement, nous attendons que ceux qui ont encore un peu de savoir soient tous morts.

Vous voulez que je vous rappelle la liste des décès de ces derniers temps ?

Comme je dis toujours, je ne découvre les écuyers que quand ils sont morts. N’est-il pas temps que ça change ?

Il est l’heure de nous réveiller.

Avec la puissance actuelle d’Internet, il n’est pas normal que nous en soyons encore tous à réinventer l’eau chaude dans notre coin sous prétexte que nous n’avons pas les enseignants à disposition qui pourraient nous faire gagner un temps précieux.

C’est en ayant les interrogations suivantes que j’ai rédigé cet article :

Pourquoi je ne travaille pas avec Yves Katz ou Isa Danne pour prendre deux exemples parmi d’autres ?

réponse : parce qu’ils sont trop loin de chez moi. Pourtant, Yves KATZ ne prend que 10 euros de l’heure. Ce n’est pas une question de tarif mais seulement d’éloignement.

Pourquoi je n’apprends pas le bodywork ? parce que le stage à lieu trop loin de chez moi.

Pourquoi je ne fais pas un stage de podologie ? parce qu’il n’y en a pas dans ma région.

Pourquoi je ne maitrise pas le Bauchérisme ? parce que personne ne réunit l’ensemble des connaissances de Baucher et de ses disciples.

Dois-je continuer encore longtemps comme ça ?

Non. Vous m’avez compris. Nous avons tous, je pense, le même problème.

Et puis pour vous dire la vérité, je n’ai pas beaucoup d’argent à y consacrer. Car déplacer un cheval et son cavalier, ça revient très cher. Un stage, ce n’est pas bon marché. Les cavaliers sont considérés trop souvent comme des vaches à lait. Il est temps que ça change.

De plus, je vous ai déjà dit ce que je pensais des stages. Si vous n’avez pas lu l’article il est ici.

Les stages classiques n’apportent rien. Je ne participe à des stages que sur des thématiques bien précises et uniquement en auditeur libre. Cela me permet de voir, de réfléchir, de prendre des notes.

Les sensations, je les recherche ensuite tranquillement chez moi et mes chevaux me servent de juges.

C’est comme cela que j’ai appris très récemment l’équitation sans punition ni récompense.

Je suis fondamentalement persuadé que l’équitation peut s’apprendre en grande partie à pied.

D’ailleurs tous les grands cavaliers le disent ; ils ont appris en regardant faire les autres.

Mais pour que ce soit efficace, il faut respecter les grands principes de l’apprentissage que j’évoque dans un précédent article ici.

A savoir :

1. Décomposer chirurgicalement les exercices afin de n’avoir à monter que de petites marches que tout le monde peut gravir s’il réussit les marches précédentes.

2. Montrer au cheval et au cavalier le geste juste tel qu’il doit être réalisé.

Ici se pose un problème de méthode. Personne n’est d’accord sur le geste juste.

Si vous suivez mon blog depuis quelque temps, vous savez que je considère qu’il est utile de connaitre toutes les méthodes pour pouvoir choisir la plus adaptée à la situation du moment. Aussi, ce n’est pas un problème. Il suffit de trouver le formateur adapté à ce que vous recherchez.

Par exemple, si vous voulez faire de la compétition de dressage, il faut impérativement que vos rênes soient tendues et la bouche de votre cheval fermée (misère). Pas de problème, il existe de nombreux formateurs compétents (et modérés) pour ça.

Vous me direz que certaines méthodes sont incompatibles entre elles. Dans ce cas, il vous faudra choisir et je pourrais vous conseiller sur la meilleure à adopter en fonction de votre cas personnel.

Pour cela, j’envisage un questionnaire assez complet pour déterminer vos points forts, vos points faibles et les objectifs que vous voudriez atteindre afin de vous orienter sur la meilleure évolution possible à mon sens pour vous ou pour vos chevaux.

Cet apprentissage pourrait concerner les cavaliers ou enseignants de presque tout niveau.

Exemple ; ce n’est pas parce que vous ne savez pas bien monter que vous ne pouvez pas apprendre l’éthologie, pardon le comportementalisme, ou l’ostéopathie.

A l’opposé, je rêve de maîtriser le galop en arrière et le galop sur trois jambes. Je connais au moins quatre personnes qui pourraient me l’enseigner. C’est largement suffisant pour pouvoir y arriver avec mes chevaux.

Vous vous demandez : comment mettre tout ça en place ?

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Voila à quoi je pense :

Je souhaite proposer à des professionnels de réaliser de petites vidéos commentées, progressives et décomposées de chacun des apprentissages que vous souhaiteriez connaitre.

D’ailleurs, que ceux qui seraient intéressés pour les faire dans un domaine qu’ils maîtrisent bien me le signalent. Nous détenons tous une petite part de savoir parfois inconnu et surprenant.

Je prépare également un questionnaire que je vais envoyer aux enseignants potentiels que j’ai déjà recensés.

De même, pourquoi ne pas imaginer que vous soyez élève d’un coté et enseignant d’un autre en fonction de votre niveau ?

Vous allez me répondre que tout ça existe déjà.

Oui, mais en vrac, au gré de leur humeur. Ce n’est pas comme cela que je conçois l’apprentissage. Il faut être accompagné, guidé, coaché.

De même, les vidéos ne montrent souvent que le produit fini et pas la façon d’y arriver ou alors avec des marches trop grossières qui les rendent infranchissables pour le commun des mortels.

Si Michel Robert vous montre un cheval en extension d’encolure à la longe et que le votre ne veut pas descendre la tête, vous faites quoi ?

Nous sommes également nombreux à constater qu’Equidia ne fait pratiquement plus de reportages techniques.

C’est une sorte d’encyclopédie numérique et pratique que je veux mettre en place progressivement.

J’en ai marre qu’à l’heure d’Internet tout le savoir soit perdu à chaque génération d’écuyers francophones.

Regardez les anglo-saxons avec le horsemanship mal traduit par équitation éthologique en français. Ils ont tellement disséqué leur concept qu’il est passé définitivement à la postérité.

On ne compte plus le nombre de livres, DVD, méthodes, diplômes, enseignants même français sur la terre entière.

Rien de tout ça en ce qui concerne l’équitation de tradition française. Quelques livres bien trop timides.

Quand je lis, pour prendre un exemple, celui de Jean Marie Donard (décédé récemment), j’ai plus de questions que de réponses.

Quelques vidéos faites par des courageux comme le colonel Christian Carde ou l’école de Philippe Karl. Mais pas de quoi transcender le monde entier.

En fait, nous manquons d’ambition pour véhiculer et même préserver nos idées.

Il faut dire que le mal est très profond et que ces méthodes n’existent plus guère que dans les livres anciens.

Pourtant, ce qu’ont fait les anglo-saxons, c’est exactement ce que nous devons faire pour sauver les dernières connaissances vivantes qu’il nous reste.

Les vidéos actuelles ne me satisfont pas non plus. Le DVD de Michel Robert par exemple est beaucoup moins intéressant que le livre. Je pense que vous serez d’accord avec moi.

Même avec le double DVD de Michel Henriquet ou celui d’Anja Beran, je reste sur ma faim.

Il faut simplifier tout ça afin de faire progresser tout le monde à tout niveau.

Vous me direz : projet trop ambitieux.

Faire de petites vidéos éducatives sur un seul petit sujet n’est pas très compliqué et pourra servir pendant des siècles.

Bien sûr, pour réaliser la panoplie complète du savoir équestre français, il faudra du temps mais personnellement, j’espère avoir encore au moins 20 ans devant moi.

Dites moi dans le sondage que je vais diffuser, comme je l’ai fait moi-même plus haut, quels sont les objectifs qui vous font rêver et je commencerais par ça.

Comment peut-on convaincre les formateurs ?

Déjà en étant le plus nombreux possible. Ce serait une grande force.

Certaines personnes qui expliquent en vidéo juste le coucher de leur cheval ont plus de 10 000 fans sur Facebook.

La participation d’un maximum de monde est nécessaire. Il ne s’agit pas d’hurler avec les loups et de ne rien faire pour que les choses changent.

Pour ceux qui font déjà des vidéos, ça ne devrait pas être trop difficile, il suffit de trouver un mode de rémunération qui convienne à tout le monde. Par rapport à une série de stages ou de cours physiques, nous avons de la marge avant que ça nous coûte un bras.

Vous allez me dire, c’est marrant que vous parliez de vidéo, vous qu’y n’en faites pas.

En fait, comme je l’ai déjà expliqué, travaillant seul, je n’ai personne à disposition pour filmer ou prendre des photos. Aussi début 2015, j’ai fait l’acquisition du système PIXIO que je n’ai reçu que très récemment avec près d’un an de retard et dont je peine encore à me servir correctement.

Ne vous attendez pas à voir des choses extraordinaires de ma part. Je vois sur Facebook que les autres font beaucoup mieux que moi.

Je préfère m’appuyer sur leurs compétences. Toutes leurs vidéos qui me plaisent sont sur mes pages reflexions equestres et optim dressage.

Personnellement, je vais plutôt me concentrer sur des vidéos assez courtes où j’expliquerai un concept à chaque fois.

Mes abonnés reçoivent déjà mes premières vidéos. Si vous ne l’êtes pas encore, cliquez ici pour les visionner.

Pour certains formateurs, ce sera une source de revenus complémentaires. Les vidéos une fois réalisées, il n’y aura plus que le coaching à gérer. Ils n’auront pas beaucoup de temps à y consacrer. Chacun participera comme il voudra en fonction de son temps disponible et de sa volonté.

On pourrait également créer un groupe Facebook fermé réservé aux membres qui pourront échanger entre eux leurs expériences avec l’intervention des consultants qui le souhaitent. A voir.

Ça me surprendrait que les plus âgés refusent de transmettre leur savoir si on leur prépare suffisamment le travail avec une charte et des objectifs clairs voir des moyens techniques mis à disposition.

D’autres vont refuser pour différentes raisons ou pour reprendre le concept à leur compte. Tant pis, il y a de la place pour tout le monde mais à plusieurs on est plus fort.

En attendant, si personne ne le fait, on perd du temps.

D’ailleurs, si vous connaissez des formateurs potentiels, n’hésitez pas à leur transmettre cet article. Je serais heureux d’échanger avec eux et même de les rencontrer.

Je vais vous faire une confidence ; ce projet est celui que j’aimerais mettre en place pour mes propres progrès.

Et oui, je suis égoïste.

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Mais je pense qu’il peut intéresser d’autres personnes comme les enseignants qui veulent évoluer, les personnes qui travaillent seules ou celles qui veulent pratiquer une « autre » équitation.

Le coaching à distance existe déjà mais généralement avec une seule personne et vous savez que je tiens beaucoup à mon triangle de la réussite (ostéopathie, éthologie, technique). Rares sont les personnes qui ont les trois casquettes. J’en fais modestement partie. Je préfère d’ailleurs être mauvais dans les trois domaines que bon dans un seul.

En fonction de vos difficultés, je pense être capable de vous orienter sur le parcours le plus approprié à votre cas et vous guider tout au long de votre progression car cette formation n’a pas de limite de temps.

Les vidéos seraient mises à disposition au fur et à mesure de votre évolution. Il faudra avoir justifié de la réussite de la précédente pour passer à la suivante. Vous pouvez tricher mais c’est surtout vous qui vous tromperez vous même.

Ensuite, imaginons par exemple que vous réussissez le piaffer mais que votre cheval manque d’énergie. Dans ce cas, si les vidéos ne suffisent pas, ce sont les coachs qui prendront le relais pour vous donner leurs pistes de travail, par mail, par vidéo ou par téléphone avec éventuellement des tarifs différents. Vous pourrez d’ailleurs en contacter plusieurs pour choisir ce qui vous convient le mieux.

Reste à définir des tarifs mais comme les coûts ne seront pas super élevés, ils doivent pouvoir rester très raisonnables pour chacun si l’on arrive à un nombre d’inscrits suffisants.

Ce sera à vous de faire connaitre le projet dans l’intérêt de tous. Avec Internet, on peut aujourd’hui rassembler assez facilement beaucoup de monde sur une thématique commune.

Merci de m’avoir suivi jusqu’au bout. J’attends avec impatience vos commentaires et vos suggestions.

Et surtout, n’oubliez pas de partager cet article. C’est le nombre de partages qui fera la réussite du projet.

Vous pouvez vous abonner à ce blog ici. Vous pourrez visionner mes vidéos réservées aux abonnés.

Article en lien avec celui-ci :

- la vérité sur l’équitation de tradition française

Pour aller plus loin : cliquez ici

12 Réponses à “Et si ensemble nous sauvions l’équitation de tradition française ?”

  1. Le compagnonnage pour les enseignants est un mode de transmission qui me tient à coeur,même si il a peu d’écho actuellement. Petite réflexion puisque vous me citez dans votre commentaire. Le tarif de 10 euros est réservé aux enseignants qui viennent chez moi avec un cheval. Un cavalier non professionnel paiera 50 euros pour un cours, hors deplacement( tarif dégressif si suivi regulier). Par,je suis convaincu que les conseils par vidéo ont leur limite. Il manquera toujours le ressenti visuel, le contact physique avec le cheval qui permet de bien apprécier la qualité de l’apprentissage.

    • reflexions equestres 10 juin 2016 à 18 h 39 min

      Merci pour ces précisions. C’est vrai qu’il y aura toujours des limites mais elles sont moins grandes qu’avec les livres et entre rien et ça, j’ai vite choisi.

  2. Pauline Bernard 10 juin 2016 à 19 h 53 min

    Bonsoir,

    Je trouve toutes ses intentions très louables et suis de votre avis quand vous affirmez « qu’entre rien et ça, j’ai vite choisi ».
    Je crois que lorsque l’on est enseignant, on doit faire tout notre possible pour transmettre tout ce que l’on sait et même plus!
    Je suivrais de très près l’évolution de votre projet.
    Merci pour nous.

  3. Votre idée est tout simplement ce que j’attendais. Il ya certaines connaissances qui sont enseignées en stage et qui me plaisent énormément mais malheureusement c’est beaucoup trop loin. Je partage car je suis en relation avec des personnes extraordinaires (c’est mon avis et il n’engage que moi) qui pratiquent et enseignent des techniques de travail à pied et autour du bien être du cheval. Cela concerne aussi bien le travail à pied que monté. J’espère que cette démarche les intéressera.

  4. Bonjour,
    « Et si ensemble nous sauvions l equitation de tradition francaise »
    Quelle belle ambition.
    Celle ci est elle en mauvaise posture?
    Nous brillons nous Francais dans le monde entier par de nombreux cavaliers de compétition et de spectacle, vous me direz oui mais la tradition elle est ou? Eh bien pour moi elle est tout simplement dans la culture de nos cavaliers et j y crois vraiment. Elle est ensuite dans le travail quotidien et dans les resultats face à son cheval.
    Elle est partout au Portugal, Brésil, Suisse, Belgique, Allemagne, État unis et j en passe.
    Oui j y crois et je crois aussi qu’elle necessite un investissement total et que meme notre monde de consommateur, ou tout se vend et s achete, ne pourra pas nous faciliter la tache et mettre au point une méthode achetable et simple pour y arriver. Car ce n est pas simple c est vivre et penser cheval d une part, d une autre l expérience d avoir MONTER de vrai bon chevaux et ressenti un vrai cheval rassemble et en équilibre, et ensuite travailler des centaines d heures seul et sous encadrement avec des chevaux neuf.
    Qui veut nous faire croire en une methode magique?
    Et pourquoi pas cela m interesse et je regarde cette aventure de prêt pour y avoir rêvé néanmoins je suis persuadé que le temps (maturité equestre) est fondamental.
    Pour en revenir à l equitation de tradition francaise ne paye t on pas des impôts pour cela? N est ce pas le rôle du cadre noir?
    Ils ont tout pour cela et c’est leur rôle je pense qu il faudrait chercher par la. Une institution sans impératif de rendement qui représenterai notre belle equitation et riche histoire equestre.
    Merci pour ce blog qui suscite la réflexion.

  5. Christian Billotet 14 juillet 2016 à 22 h 49 min

    Je suis d’accord avec Laurent (Réflexions Équestres),un institution même pluriséculaire ne détient pas à elle seule un patrimoine équestre immense dont elle a longtemps décrié les différences pour s’autoriser à en adopter certaines ensuite,ce qui est louable finalement.L’idée d’échanges avec un maximum d’intervenants de tous horizons géographiques comme pratiques me semble une idée tout aussi louable et qui pourrait donner naissance par la suite à une nouvelle forme d’échange;une sorte de forum de multi compétences.
    Pourquoi la réfraction ? Nous ne sommes pas tenus d’y adhérer,mais pourquoi ne pas essayer ? Ah oui,se cloisonner. La vie est si longue !

  6. Bonjour intéressée pour transmettre shiatsu, communication animale, apithérapie….
    Au plaisir d’avancer dans le partage de savoir !

  7. Ancien cavalier amateur je m’interroge sur le déclin de l’équitation de tradition française. Dans les années 80 des revues comme « plaisirs équestres » s’alarmait déjà en parlant de la disparition de la légèreté et nous faisait pleurer devant les photo du Capitaine Beudant. Et pourtant à l’époque il y avait le colonel Carde et Solitaire et Patrick Le Rolland était en activité. Que s’est-il passé ensuite ? J’ai vu Bartabas exécuter le galop en arrière dans des spectacles qui transporte d’émotion où parfois un mouvement d’oreille a autant d’importance qu’un passage. Et ensuite ? J’ai récemment découvert le site d’Isa Danne enthousiasmante à souhait pas la grâce et la légèreté qui se dégage de chevaux pas vraiment conçu pour la haute école (un trotteur, un frison). Ces gens apparaissent un peu en marge du monde équestre mais c’est un peu le lot des artistes. Baucher fut en sont temps,malgré son succès,un marginal qui s’est produit au cirque pour se faire connaitre. Beudant ne fut jamais écuyer en chef du cadre noir et d’Orgeix s’est fait éjecté de la fédération.
    Je crois que l’art équestre survivra toujours car la sensibilité humaine en aura toujours besoin.
    Je suis par contre beaucoup plus inquiet du coté de l’enseignement, dans les centres équestres on semble avoir oublier ce qu’est la mise en selle. J’ai l’impression que le tape cul (sur des trotteurs de préférence) ne se pratique plus beaucoup et les saut de cavaletti sans étriers les mains sur la tête,sans parler du manche à balais dans le dos. Or sans assiette ni indépendance des aides point d’équitation.
    De même j’ai l’impression que l’engagement vis à vis du cheval n’est guère développer les stagiaires ont-il de nos jours l’obligation de manier la fourche à fumier. De rentrer la paille et le foin sans parler de la corvée d’eau l’hiver quand les abreuvoir sont gelé. Pourtant l’engagement vis à vis du cheval passe par là et faire les box est une école de courage et d’humilité.
    Bon j’ai un peu l’impression de faire mon vieux réac mais c’est mon sentiment.
    Cordialement
    (PS mon instructeur était un ancien de chez maitre Couillaud donc…)

  8. Directeur du Conservatoire de l’art de la Cavalerie
    à votre service

  9. Bonjour

    Je pratique une équitation de loisir depuis 20 ans. Je suis passé par la case faire des boxe ect.. lors de mes stage de troisième et seconde.

    Votre projet de remettre au goût du jour les grands maîtres de l’équitation est une excellente idée. J’espère pouvoir faire de lien vers votre site à travers mes articles. J’ai un blog qui reprend le programme de la fédération équestre où j’y ajoute de l’éthologie et plus tard de la biomécanique (matière qui n’est pas enseigner dans les galops mais qui est indispensable pour comprendre les exercices). Le blog s’appelle un sabot après l’autre.

    J’aimerai ajouter ceci. Si aujourd’hui notre équitation vous paraît pauvre s’est car elle vient de l’équitation militaire qui a été mise en place après notre défaite contre les Prusses au XVIIIe siècle. Il a fallu alors former de grandes quantité de cavaliers à toute vitesse. Cela a entrainer l’appauvrissement du savoir équestre afin d’être compris du plus grand nombre. Ensuite, ces personnes ont transmit leur savoir à des personnes qui voulait faire du loisir. C’est le début des clubs hippique

    De plus, regarder en arrière c’est bien mais regarder ce que l’on a aujourd’hui c’est mieux. En plus d’avoir accès à tout les livres de grands maîtres (ce n’était pas le cas, il y a 10 ans), nous avons vu émergé dans les années 90, l’éthologie. Et même s’il y a une redite des anciens maître, elle reste un beau tournant dans notre culture.

    La fédération a d’ailleurs commencer à inclure l’éthologie dans ces programmes. On pourra dire que c’est en trop faible quantité. Il n’empêche que c’est là. On va donc d’année en année changer l’équitation dite classique.

    et c’est à travers des blogs passionnant comme le vôtre que nous y parviendront.

    • reflexions equestres 6 septembre 2019 à 12 h 42 min

      Vous avez raison. Personnellement après études approfondies, je pense que l’équitation des maîtres s’est perdue avec la guerre de 14-18 et la disparition de nombreux écuyers. Ensuite, est arrivée l’équitation sportive qui a changé beaucoup de choses également. Tous mes vœux de réussite pour votre blog.


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