07 mai 2016 ~ 4 Commentaires

Les méthodes de développement personnel appliquées à l’équitation

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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet que l’on aborde très peu en équitation ; il s’agit du mental du cavalier.

Pourtant quand je faisais de la compétition, mon mental m’a pourrit la vie plus d’une fois.

La technique n’est que la moitié du problème en équitation. Combien de fois, je me suis retrouvé avec des vertiges ou des absences en plein milieu d’un parcours de CSO ? cela m’arrivait même quasi systématiquement dans les épreuves par équipe. Dommage pour mes co-équipiers.

Tout le monde reconnait que c’est la base dans toute activité mais peu de personnes parlent du mental pour l’équitation.

Quelques livres, quelques coachs souvent réservés à une élite.

Aussi, je vais vous mettre mes connaissances non équestres à disposition.

Certains vont penser tout de suite ; il va encore nous parler d’un sujet qu’il ne connait pas.

C’est un peu vrai même si j’ai un diplôme de conseil en stratégie d’entreprise et donc de coaching qui me donne des bases mais qui commence à dater un peu.

Heureusement, Internet et Facebook sont mes amis pour mon apprentissage. On y trouve aujourd’hui des choses formidables en accès libre ou payant si l’on éprouve le besoin d’approfondir le sujet.

Mais tout d’abord, comme plusieurs personnes me demandent de parler de mon parcours personnel, je vais remonter un an en arrière.

Il y a pratiquement un an, j’ai atteint mon objectif de vie avec même un an d’avance qui était de ne plus avoir besoin de travailler pour vivre afin de pouvoir consacrer les prochaines années de ma vie à faire uniquement ce qui me ferait plaisir.

Si en tant qu’expert-comptable, je n’étais pas capable de faire ça, alors personne ne pouvait le faire.

Je suis d’un naturel pessimiste et réaliste. Je n’attends donc pas d’être malade pour profiter de la vie.

J’avais donc atteint mon objectif mais il était grand temps car comme dit la médecine chinoise, j’avais épuisé mon énergie vitale.

Ma vie idéale maintenant, c’est m’instruire, monter à cheval, partager mes connaissances sur mon blog, défricher mon terrain de plusieurs hectares.

Depuis un an, j’ai beaucoup appris en équitation comme je l’explique dans mon article sur Facebook mais j’ai également étudié l’alimentation humaine et équine par la même occasion, sujet extrêmement complexe où il existe tout et son contraire sur le net.

Cela m’a conduit tout naturellement à m’intéresser également à la permaculture ou agriculture permanente et donc par ricochet au paddock paradise.

Je suis curieux de beaucoup de sujets et en dehors de la santé, je suis tombé je ne sais trop comment sur celui du développement personnel. Un thème qui me parle bien. C’est vrai qu’il est très présent sur Facebook avec des intervenants souvent remarquables et inspirants.

Ça tombait bien car alors que je croyais avoir fait le plus difficile, je me suis retrouvé en fait à repartir de zéro avec de nombreuses questions voir des angoisses.

Un changement de vie, ça perturbe. Au début c’est super, c’est les vacances, puis le doute arrive.

Ce qu’on apprend en développement personnel, c’est qu’atteindre un objectif n’apporte rien si ce n’est l’obligation d’en fixer un autre. Sinon, la vie n’a plus de sens.

Pourquoi je vous parle de tout ça ? parce que je pense que mes recherches personnelles peuvent contribuer à améliorer mon équitation.

Je m’explique ; si vous lisez mon blog c’est que comme moi, vous êtes passionné d’équitation. C’est donc que vous avez un talent.

Il n’y a pas de passion sans talent.

En développement personnel, ce talent, c’est comme une graine que vous avez en vous. Elle ne demande qu’à pousser mais pour cela, il faut la nourrir et l’arroser.

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Pour le comprendre, vous pouvez faire l’exercice suivant :

1. Recherchez les personnes vivantes ou mortes que vous admirez le plus en équitation.

Noter chaque nom en haut d’une feuille. Prenez autant de feuilles que de noms.

Ne tenez pas compte de ce que les autres vous disent mais utilisez uniquement votre jugement personnel lié à votre connaissance de ces personnages.

2. Décrivez ces personnes sur leur feuille en dessous de leur nom. Ce que vous aimez chez elles, ce que vous n’aimez pas.

Pourquoi faire cela ?

Parce que vous vous apercevrez en relisant vos notes que ce sera en fait vous que vous aurez décrit.

En effet, si ces personnes vous attirent, c’est finalement que vous avez la même graine qu’eux à l’origine.

Si vous appréciez ce blog, c’est certainement que nous avons la même graine en nous.

Profitez en pour vous abonner ici. Je vous offrirai deux cadeaux.

La différence avec vous et moi, c’est que ces personnages célèbres l’on cultivé suffisamment pour qu’elle devienne un arbre et que pour nous, elle est restée au stade d’arbuste plus ou moins développé.

C’est la première chose à comprendre pour pouvoir évoluer.

Fini de dire « je ne suis pas doué ».

Le talent c’est ; l’acquisition de connaissances, l’apprentissage, la répétition.

Alors qu’est ce que vous attendez ?

Pour cela, entourez vous des bonnes personnes et foncez. La vie est très courte.

Personnellement, j’ai décidé de rencontrer les personnalités équestres qui m’inspirent.

C’est de la discussion que jaillit la lumière.

Première objection qui arrive ; je n’ai pas le temps.

Il y a toujours des moyens comme par exemple écouter le son des vidéos inspirantes dans sa voiture. J’ai l’exemple d’un peintre en bâtiment qui les écoutait en travaillant. il a aujourd’hui trois millions de j’aime sur sa page professionnelle facebook.

Quand on veut, on peut. Je vais d’ailleurs essayer de vous présenter des solutions dans mes prochains articles.

Deuxième objection ; c’est qui les bonnes personnes ? ce sont celles qui correspondent à vos valeurs, qui ont une graine qui ressemble à la votre. Là aussi, je vais développer des pistes pour vous aider surtout si comme moi, vous n’en trouvez pas à proximité de chez vous.

Je poursuis. Lorsque je suis déprimé, ce qui est assez facile, il suffit que je m’écarte de ma journée type ; équitation, effort physique et étude intellectuelle, je m’écoute une vidéo inspirante et je suis reparti à 200%. J’écoute par exemple les vidéos d’une heure de David Laroche.

D’ailleurs, dans une de celles-ci, il parle de position.

Impossible pour moi de ne pas faire de parallèle avec l’équitation.

Ce qu’il dit, c’est que si l’on a du mal à prendre une position correcte, c’est avant tout un problème d’énergie, de motivation.

Si je vous annonce que vous avez gagné le gros lot à l’euromillions, votre position va automatiquement changer sans même que vous en ayez conscience.

Pour la plupart des gens, c’est l’inverse à cheval ou en compétition. Le stress va vous prendre votre énergie et votre position va se dégrader.

C’est pour cela que dire « redresse tes épaules » ne sert pas à grand-chose. Il faut faire plutôt en sorte que le cavalier développe son énergie et sa motivation et tout ira mieux.

Pour cela, il faut développer la confiance en soi. Celle-ci doit être différentiée de l’estime de soi.

La confiance en soi résulte des bonnes expériences. Je vous renvoie donc à mon article précédent.

Elle se nourrit de connaissances. C’est ce que j’essaye de vous partager sur ce blog.

L’estime de soi résulte des compliments reçus dans l’enfance et ensuite de notre voix intérieure. Je ne rentre pas dans les détails qui relèvent de la psychologie et qui ne nous intéressent pas forcément ici.

Lorsque j’ai dit au médecin du travail que j’arrêtais la compétition car après 30 années ça ne m’intéressait plus, il m’a demandé comment j’allais faire pour gérer mon stress. Effectivement, la compétition permet d’apprivoiser le stress qui est surement mon plus gros problème dans la vie.

C’est pour cela, que la méthode que j’ai découverte me plait beaucoup car elle est d’une simplicité enfantine. Dommage que je ne l’ai pas connu quand je faisais de la compétition. Rien que pour tester ça, il faudrait que je reprenne une autorisation de monter.

Le mental en compétition est d’une importance capitale. J’ai en tête deux souvenirs indélébiles sur ce sujet ;

En 1983, vous voyez, je me rappelle même l’année, une personne à côté de moi m’a dit qu’il trouvait l’épreuve très difficile. Je lui répondais, sans comprendre pourquoi, que ça m’était égal car c’est moi qui allait gagner. Effectivement, après avoir dit ça, je me devais de gagner et c’est ce que j’ai fait. Pourquoi cette phrase est sortie de ma bouche à ce moment là, je ne sais pas.

Quelques années plus tard, nous étions assis dans l’herbe avec un ami qui me dit : « c’est toi qui gagne aujourd’hui ?». Je lui répondis en rigolant que pour cela, il faudrait que nous soyons assis dans un champ de trèfles à quatre feuilles. Lui et moi avons baissé les yeux et incroyable, il y avait des trèfles à quatre feuilles partout autour de nous, je n’en avais jamais vu autant. J’ai gagné cette grosse épreuve.

Mes problèmes mentaux en compétition m’ont tellement empoisonné la vie pendant toutes ces années que ces deux anecdotes sont restées marquées dans ma mémoire. Dommage bien sûr, qu’il n’y en ait pas eu plus.

Aussi, lorsque j’ai découvert récemment une méthode simplissime pour gérer mon mental je l’ai expérimenté immédiatement.

Il s’agit de la méthode EFT pour « Emotional Freedom Techniques ».

Je précise tout de suite que je ne suis pas un spécialiste mais je relate juste mon expérience et vous encourage à l’expérimenter à votre tour.

C’est la méthode utilisée par les psychologues sur les soldats américains ayant vécu des scènes de guerre.

Vous trouverez facilement des informations sur Internet.

Si ça ne vous apporte rien, ça ne vous fera aucun mal. Essayez là.

Le principe ne consiste pas comme dans les autres méthodes mentales de se focaliser sur des sensations positives et de refouler plus ou moins les sentiments négatifs.

Au contraire, il faut aller chercher en nous les sentiments les plus négatifs pour les remonter à la surface et les associer dans notre cerveau à une sensation agréable.

Je m’explique ; imaginons que vous ayez peur des araignées. Il suffit d’y penser, de dire une phrase du style, « même si j’ai peur des araignées, je m’accepte profondément et complètement » et de tapoter en même temps une quinzaine de points d’acuponcture.

J’applique cela sur toutes les pensées négatives qui me viennent à l’esprit. depuis, je suis presque content quand il m’en vient.

Heureusement que personne ne me voit.

Maintenant, je n’ai même plus besoin de faire systématiquement les points d’acuponcture. Rien que d’y penser suffit à me donner une sensation agréable.

Ainsi, vous reprogrammez progressivement votre cerveau de manière à ce que toutes les pensées négatives vous provoquent un bien être. C’est aussi simple que ça.

Je l’ai expérimenté sur des petites douleurs, comme par exemple, une main qui me gratte, ça marche. La douleur disparaît sans me gratter.

Vous trouverez sur Internet de nombreux témoignages de personnes qui l’ont utilisé avec succès sur des maladies graves et douloureuses. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert la méthode.

Jusqu’à présent, les pensées négatives, je les mettais sous le tapis et elles ressortaient sous forme d’allergies, par exemple, que j’attribuais à des problèmes alimentaires.

Le stress est surement pour beaucoup d’entre nous notre plus gros problème de santé.

Pour aller plus loin sur cette méthode, vous pouvez lire le livre ci-dessous.

fichier pdf Le Mini Manuel de l’EFT

Dans le but d’orienter mes prochains articles, j’aimerais beaucoup que vous me disiez entre autre en commentaire, par mail ou par MP ;

quelle est votre plus grosse difficulté en équitation, votre plus grosse frustration ?

Ceci quel que soit votre niveau et quelle que soit le sujet en rapport avec les chevaux, que vous soyez amateur ou professionnel, nous avons tous des frustrations.

Ça m’intéresse de savoir statistiquement quelles elles sont.

Merci de votre attention et de votre participation.

Note de l’auteur : depuis l’écriture de cet article, mes connaissances dans le domaine du développement personnel ont explosées et j’ai créé et continue de développer Le Générateur de Connexion qui change la vie de beaucoup de personnes comme vous pourrez le lire dans les témoignages.

Je suis Laurent FUMET auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser« . J’aide les cavaliers qui travaillent seuls à avoir un cheval heureux et motivé pour pratiquer une équitation sans contrainte grâce à la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique) car je pense que rien n’est plus important que la compréhension du cheval.

 

Pour aller plus loin : cliquez ici

4 Réponses à “Les méthodes de développement personnel appliquées à l’équitation”

  1. Bonjour,

    Super article, très intéressant. Je connais déjà à la fois David Laroche et l’EFT. Personnellement j’y ajoute aussi un travail de fond avec la chromothérapie ( http://www.luminuxcreation.com/ ) qui traite de tous les aspects qu’ils soient conscients ou inconscients.

    Ce n’est pas le plus gros problème mais on va dire le plus récurrent en équitation, celui de l’émotivité. On se laisse vite emporter par la colère quand les choses ne se passent pas comme on le souhaite, nos actions deviennent alors tellement injuste envers ce noble animal qu’est le cheval.
    Faut-il développer une meilleure compréhension du cheval ? Comment gérer ses émotions ? Pourquoi on s’énerve ?

  2. Bertrand De Pontbriand 20 juin 2016 à 7 h 51 min

    Beaucoup de cavaliers et d’éleveurs considèrent le cheval comme un faire valoir et du coup ils subissent beaucoup de frustration car le cheval n’y trouve pas son compte. Les chevaux comprennent tout très vite, il ne faut avoir aucun doute sur leur intelligence mais ce qui déconcerte c’est leur façon de nous dire qu’on les ennuie et peu de gens savent lire les messages corporels que nous adressent les chevaux. J’ai lu que certains voulaient se passer de récompense ou de coercition et obtenir que leurs chevaux piaffent pour le plaisir de leurs cavaliers . C’est déraisonnable. Il faut aussi rester humble et lucide, pour nos chevaux, nous sommes des gardiens de prison avec qui il vaut mieux bien s’entendre, rien de plus. Pour savoir si on représente plus que ça il faut les laisser libres. C’est seulement quand ils sont libres de venir ou de partir qu’on sait ce qu’on représente pour eux. Si nous sommes inutiles, ils viendront peut être nous voir par curiosité, si nous sommes source de souffrance, ils ne viendront pas du tout et si nous sommes utiles ils nous suivront après réflexion et pour un temps seulement. Passe une jument en chaleur et votre gentil étalon ne répondra plus au sifflet, on est certain alors que sa position c’est uniquement celle de servir son cheval et d’être son esclave.

    • reflexions equestres 20 juin 2016 à 8 h 02 min

      Ce que vous dites est vrai mais attention aux pensées limitantes. Deux exemples; je remets ma jument tranquillement au travail après 7 mois d’arrêt suite à un problème au jarret. Je lui demande une jambette et elle part dans un magnifique trot espagnol juste pour me faire plaisir. Deuxième exemple: j’ai des vidéos de Klaus Ferdinand Hempfling qui travaille des étalons en liberté près de juments en chaleur. Rien n’est impossible.

  3. Merci pour ce partage de tes réflexions qui ont beaucoup de choses en commun avec les miennes.
    Cela me donne envie de mieux connaitre et utiliser l’EFT pour m’aider à calmer mon stress et être une humaine plus agréable pour mes chevaux ! J’ai aussi découvert TIPI il y a un an qui est un outil que je trouve formidable tellement il est simple.


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