13 décembre 2015 ~ 23 Commentaires

La preuve par neuf que la dissymétrie n’existe pas

                         hilo

Vous allez penser ; qu’est-ce qu’il va encore nous raconter sur un sujet où tout le monde est d’accord ? pourquoi nier l’évidence ?

Sur Facebook et les blogs, ce thème passionne les foules.

Entre ceux qui écrivent et ceux qui commentent, tout le monde y va de sa méthode plus infaillible que celle du voisin pour corriger ce problème.

Mais quel problème ?

Qu’est ce que la dissymétrie en équitation ? personnellement, je ne sais pas.

Aussi j’ai repassé beaucoup d’articles sur ce sujet pour trouver une définition à recopier bêtement. Je n’en ai trouvé aucune. Normal puisque on ne peut pas définir ce qui n’existe pas.

Pour Yves KATZ, formateur d’enseignants, par exemple : « le cheval va accepter plus facilement de prendre un pli d’un côté que de l’autre. ». Je suis d’accord, mais ce n’est pas une définition, c’est un simple constat.

Tous les « spécialistes » proposent de la corriger sans la définir ce qui leur permet de traiter les conséquences sans s’occuper des causes.

La dissymétrie serait donc la difficulté que rencontre un cheval à une main par rapport à l’autre.

Tous les auteurs, sauf moi vous l’aurez compris, sont d’accord pour dire que les chevaux sont naturellement dissymétriques. Ce qui laisse penser que non dressé, aucun cheval n’est droit.

Pourtant, j’ai déjà eu des chevaux parfaitement droits et souples des deux cotés dès le débourrage. Cette théorie ne colle donc pas. Il arrive même que ce soit bien après qu’ils ne le soient plus.

Le travail peut donc avoir une incidence négative sur la symétrie si l’on n’y prend pas garde. Une erreur dans le dressage est vite arrivée et il faut parfois rétropédaler. Dresser, c’est prendre des risques mais il faut savoir revenir rapidement en arrière.

Maintenant, quelles en sont les causes ? en effet, seules celles-ci m’intéressent car c’est en agissant sur elles que l’on peut régler définitivement un problème. Traiter les conséquences n’a aucun intérêt comme je vais essayer de le démontrer.

Pour beaucoup, le problème proviendrait du pli du poulain dans le ventre de la mère. Pourquoi pas. Ça arrange tout le monde. Comme ça on ne peut rien faire sur les causes, on ne peut que traiter les conséquences. Ouf, sauvé.

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Pour d’autres, les chevaux seraient comme nous droitiers ou gauchers. Personnellement, je n’ai jamais vu un cheval écrire. Je ne peux donc pas me prononcer.

Que vous soyez droitier ou gaucher ne vous empêche pas de vous tourner aussi bien d’un coté que de l’autre. Ça n’a absolument rien à voir. C’est pourtant une confusion très répandue chez les cavaliers.

De même, nous avons tous une jambe plus courte que l’autre. Est-ce que ça nous gène pour marcher ou pour tourner ? absolument pas. Même à quatre pattes.

                         anat2

Une autre théorie pour les plus instruits en biomécanique est de dire que cela proviendrait de muscles plus courts d’un coté que de l’autre.

                        mouvement-grand-dorsal-1[1]

C’est un bon constat des conséquences mais toujours pas des causes. Pourquoi les muscles sont ils plus courts ? tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas s’étendre. Le corps s’est mis en sécurité. Vouloir les étirer à tout prix relève de la maltraitance.

En fait, ma vision est bien différente. Dès le poulinage, les chevaux sont soumis à des traumatismes plus ou moins importants qui vont laisser des traces dans leur physique.

C’est pour cela qu’il est nécessaire de faire vérifier très tôt les poulains sur le plan ostéopathique. Même chose pour les enfants d’ailleurs. Ça éviterait bien des problèmes par la suite.

Les pieds et les aplombs doivent également être surveillés.

Ensuite, les poulains en liberté courent des risques de blocages divers et variés liés aux glissades, chutes, bagarres, jeux, etc.

Je ne parle pas des blessures qui elles, ont au moins l’avantage d’être visibles.

Dire qu’un cheval qui n’a jamais été monté n’a pas de blocages est une imbécillité colportée par des ignorants.

En dernier, il y a toutes les pathologies qui n’ont rien à voir avec les problèmes de symétrie à savoir les problèmes physiques dans les membres ou les pieds.

J’ai une jument qui a eu une tendinite au jarret droit. Elle se plie un peu plus difficilement à droite. C’est bien normal. Avec le temps, ça s’estompe. Rien à voir avec un problème de symétrie.

Il est bien évident qu’un cheval qui a des soucis à un membre ne sera pas symétrique tant que ce ne sera pas résolu. Là-dessus, tout le monde est d’accord même si là encore peu de gens sont capables de résoudre les problèmes non apparents.

Pour ceux là, je vous renvoie une nouvelle fois à l’excellent article de Guillaume Parisot sur le high/low. Tout y est dit sur l’asymétrie. Je vous encourage vivement à le lire et le relire.

On est donc bien là dans des pathologies qui vont amener un constat d’asymétrie.

La pathologie est la cause, la dissymétrie n’en est que la conséquence visible.

C’est une vérité que trop de gens nient. Je ne comprends pas pourquoi.

Imaginons par exemple que vous ayez un torticolis qui vous empêche de tourner la tête à droite. Tout le monde a surement déjà connu ça dans sa vie.

Maintenant, pensez qu’un ami veuille vous rendre aussi souple à droite qu’à gauche.

                        DSC_6389

Première solution, il vous tourne la tête à droite. Vous souffrez et vous avez des difficultés pour le faire. Pensez vous que ça va améliorer les choses ? c’est pourtant ce que conseillent en équitation les enseignants bruts de fonderie.

Deuxième solution, il vous tourne la tête à gauche. C’est mieux car vous ne souffrez pas mais vous aurez toujours du mal à la tourner à droite. Ça n’améliorera absolument rien. C’est pourtant ce que veulent nous faire croire les enseignants plus fins. Il faut être réaliste. Ça ne fait pas de mal mais ça ne sert pratiquement à rien.

Troisième solution, il appelle le médecin qui va vous prescrire des anti-inflammatoires. C’est ce que font encore la plupart des gens. Vous ne sentirez plus la douleur et vous créerez des compensations musculaires qui vous empoisonneront la vie avec d’autres conséquences sur votre santé et notamment sur votre estomac. Je rappelle au passage que l’estomac du cheval est bien plus fragile que le notre.

Quatrième solution, vous allez voir l’ostéopathe ou une personne assimilée et vous ressortez, s’il est suffisamment bon, avec votre problème totalement résolu. Vous n’avez plus mal et pouvez tourner votre cou dans tous les sens sans problème. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez changer de praticien. Celui là ne vous convient pas.

Peut-on dire pour autant que c’était de l’asymétrie ? absolument pas. Il s’agissait bien d’une pathologie.

Comment peut-on penser une seconde que l’équitation en elle-même puisse résoudre ce genre de problème ?

C’est un gigantesque et scandaleux mensonge entretenu par tous les courants de pensée qui ne veulent pas reconnaître les limites réelles de leurs méthodes, quelles qu’elles soient d’ailleurs.

C’est un pur fantasme de penser que tous les problèmes peuvent se régler à cheval. A court terme, de grands cavaliers peuvent tromper le monde mais jamais sur le long terme et pas devant de vrais spécialistes. Inutile d’écrire des centaines de pages sur la rectitude.

Pour en revenir plus spécifiquement aux chevaux. Lorsqu’il marche, le cheval ondule légèrement sa colonne vertébrale un peu comme un serpent. Regardez la vidéo ci-dessous :

Image de prévisualisation YouTube

Un blocage même minime à un endroit va perturber cette ondulation. La première chose à faire est de faire débloquer les vertèbres du dos par un ostéopathe. Le cheval retrouvera tout de suite de la mobilité.

Oui, mais me direz-vous, certains muscles seront plus courts d’un coté que de l’autre. Ce sera effectivement le cas si le cheval est resté trop longtemps bloqué.

Il faut donc lui faire des massages et des étirements progressifs pour qu’il retrouve sa mobilité musculaire. Tant que l’on n’obtient pas les étirements corrects à pied, à quoi ça sert de travailler le cheval monté ?

J’entends déjà les cavaliers dire que leur cheval n’a aucun problème car il a été vu par l’ostéopathe. C’est la preuve que l’asymétrie existe bel et bien.

Je passe sur le fait que tous les ostéopathes ne se valent pas mais ce que je constate en pratique c’est qu’à peine il est sorti de l’écurie que les problèmes reviennent au galop.

Cela est dû à la façon de travailler les chevaux, à la selle, aux embouchures, aux enrênements, au sol, à la ferrure, etc.

La consultation sert d’alibi pour continuer à faire n’importe quoi tout en ayant bonne conscience. Chaque fois que je signale un problème sur un cheval c’est la réponse qui m’est faite. Elle est facile et déculpabilisante mais ne résout rien. Les chevaux continuent à souffrir.

Je ne m’amuserais pas à dire que le cheval a un problème physique si je ne le voyais pas. C’est pourtant ce que pensent ces cavaliers.

Quand aux chevaux qui ont droit à des massages ou des étirements réguliers, ils sont déjà beaucoup moins nombreux.

Yves Katz à qui j’avais dit que pour résoudre l’asymétrie, ma formule était : 1. Ostéopathe, 2. Massages (shiatsu), 3. Etirements, 4. Assouplissements à pied et monté, m’a répondu que pour lui c’était l’inverse ; 4. 3. 2. 1.

En pratique, il a raison, c’est ce que nous faisons tous. Nous essayons en vain d’assouplir. Ce n’est que lorsqu’on constate que ça ne marche pas que l’on va utiliser les autres techniques et l’ostéopathe en dernier recours quand on aura tout essayé avant.

Pendant ce temps, nous avons perdu beaucoup de temps et fait parfois des dégâts importants sur le physique et le mental du cheval. Ce n’est pas satisfaisant.

Aussi je confirme que la réaction non naturelle que nous devons avoir est d’abord de chercher les blocages, de les défaire avant de demander quoi que ce soit d’autre. Ce n’est que lorsque l’ostéopathe ne décèle rien que l’on va passer au shiatsu puis aux étirements.

Je rappelle que je n’ai pas fait venir d’ostéopathe chez moi depuis plus de dix ans et que je fais les grosses manipulations moi-même si nécessaire. Pour le shiatsu, ma femme est plus qualifiée que moi, je la laisse faire. Pour les étirements, c’est à la portée de n’importe qui. il n’y a rien d’impossible à acquérir des connaissances dans ces domaines. Comme pour le pied nu, il suffit d’en comprendre la nécessité.

En résumé, si avoir un cheval symétrique consistait à le travailler de façon égale des deux cotés, ce serait facile. Malheureusement, ce n’est pas suffisant. Cela peut même être nuisible. Alors que dire de ceux qui travaillent plus le coté difficile

Le manque de symétrie est un problème purement physique qui se résout surtout à pied (ostéopathie) avant de le faire à cheval.

Si l’on n’a pas la possibilité de le régler, il ne faut travailler le cheval que du coté facile.

Faire l’inverse est contre productif, le cheval au lieu de s’assouplir va développer des compensations physiques qui vont nuire à sa santé et à sa souplesse.

Cela suffit à expliquer que les cavaliers soient obligés d’agir en force pour obtenir ce qu’ils demandent. C’est une spirale infernale dont je vais parler dans un prochain article.

Rappelez-vous toujours ; l’ostéopathie et l’éthologie sont les deux pieds de la technique. C’est par là qu’il faut systématiquement commencer en cas de problème.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Je suis Laurent FUMET auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser« . J’aide les cavaliers qui travaillent seuls à avoir un cheval heureux et motivé pour pratiquer une équitation sans contrainte grâce à la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique) car je pense que rien n’est plus important que la compréhension du cheval.

 

23 Réponses à “La preuve par neuf que la dissymétrie n’existe pas”

  1. Quelle approche intelligente !
    Votre discours met des mots sur un doute que j’ai depuis longtemps.
    Il se trouve que je suis asymétrique (jambe gauche plus faible qui me fait m’asseoir plus volontiers à droite), ce qui avait pour conséquence une dissymétrie de ma jument. En l’observant en liberté (je longe sans longe) je voyais bien qu’elle n’allait pas de travers !
    Constatant que ma botte gauche était toujours propre, j’ai corrigé autant que j’ai pu MON problème et du coup ma jument va droit.
    Très heureuse de vous avoir rencontré, cordialement,

    Michèle

  2. ah ah qu’il est bon de vous lire!
    tout à fait d accord :)
    le hi lo est toutefois encore une conséquence, avez vous entendu parler du bodywork d ‘April Battles? ;)

  3. Bien sûr que si, un cheval peut être dissymétrique à la naissance. Vous confondez plusieurs choses (mais il est vrai qu’en termes équestre, on utilise le même mot): la dissymétrie qu’on appelle aussi ainsi pour les humains (par exemple, la jambe plus courte) et la latéralisation (gaucher-droitier) qu’on a tendance à appeler dissymétrie aussi chez le cheval, qui est elle en lien avec le cerveau. Celle-ci existe obligatoirement et a une incidence réelle: ainsi, si on est droitier, on écrira facilement à droite (mais très difficilement à gauche), on aura normalement le pied dominant à droite, etc (bien qu’on puisse être « mal » latéralisé, avec un pied dominant droit et une main dominante gauche par exemple). On peut s’entraîner pour réduire cette différence, mais elle existera toujours car elle est cérébrale, il ne s’agit pas de simple souplesse physique. Les chevaux, comme nous, vont donc être naturellement plus à l’aise à une main qu’à l’autre (j’oubliais de préciser qu’on a aussi un œil dominant… et que ceci n’a rien à voir avec la qualité de la vue. un droitier va utiliser spontanément son œil droit, ce qui n’empêche qu’il peut, au niveau purement physique, avec une plus mauvaise vue à droite)

    • reflexions equestres 17 décembre 2015 à 7 h 40 min

      Ce que vous dites est très intéressant mais pour moi ce n’est pas suffisant pour expliquer qu’un cheval ait des difficultés pour tourner. De toute façon, ce sont des causes sur lesquelles on ne peut pas intervenir.

    • Un cheval ne peut pas être latéralisé car son cervau n’est pas construit comme le notre. L’homme, pour éviter une augmentation trop importante de son cortex a dû doter chaque hémisphere de capacités différentes. Or cette évolution n’a pas été nécessaire chez le cheval, on ne retrouve donc pas d’asymétrie fonctionnelle du cerveau, et donc de latéralisation.

      Source :architecture et organisation du cerveau du pouain au cheval adulte. Y. Bertrand, J-M. Bertrand et L. Origer, 2002

  4. J’aime beaucoup « La consultation sert d’alibi pour continuer à faire n’importe quoi tout en ayant bonne conscience. » C’est bien envoyé !

    Je suis aussi de votre avis, voir l’ostéo avant d’entamer la rééducation physique. Le plus difficile est de trouve un ostéopathe vraiment compétent !

  5. vous devriez reflechir utilement à la reflexion de Gustav Steinbrecht sur l’assymetrie du cheval , dit autrement son obliquité naturelle , celui ci dit ( de mémoire ) :

    les raisons sont de l’ordre du naturaliste , mais pour le dresseur ce qui importe c’est que le cheval donne de son dos une flexion fausse qui vient du fait qu’il déporte un posterieur non pas doit devant sous la masse mais legerement de coté vers l’exterieur ..

    si vous observez les chevaux de selle , de proportions ordinaires , vous verrez que c’est parfaitement exact
    la ligne des épaules étant plus étroite que celle des hanches , les chevaux portent le poids d’un homme essentiellement sur un diagonal tout en le contractant , ce qui a pour effet de faire que l’autre posterieur sort legèrement de sa ligne pour se porter vers l’exterieur .. & pour Gustav Steinbrecht dont l’analyse est impeccable , le postérieur du diagonal porteur par contraction se nomme coté de la contraction …

    je vous souhaite bien du bonheur avec les massages pour résoudre un probleme dont le phénomene essentiel déclencheur est le poids de l’homme , pour ma part j’ai résolu le probleme par une étude et une pratique infatigable de la gymnastique du cheval monté …

  6. maintenant si vous voulez à tout prix comprendre les raisons , vous pouvez utilement vous référer à l’étude de Bourgelat sur les mouvements de l’épaule et du bras ..

    et comme l’épaule n’est pas reliée au rachis par une liaison osseuse , mais par sysarchose , le cheval a une faiblesse organique qu’il compense en se contractant naturellement en prenant un appui au sol plus ferme par un diagonal au détriment de l’autre ( en arc boutant ) , ce qui dénature la mécanique de l’épaule , de l’avant bras et du bras , et donc de ses allures naturelles …

    c’est pour cela que parfaire la gymnastique des épaules , redresser un cheval et retrouver des allures naturelles parfaites sont une seule et même chose … et que les massages ne feront pas de mal , mais ne seront pas la solution sur le long terme … il faut une compréhension d’ensemble du psychisme et de l’influence des contractions sur les mouvements de l’épaule et du dos , et un dos naturellement contracté bien sur a des muscles qui se rétractent – sur la durée – à une main , le cheval devenant alors  » contre-incurvé par construction  » comme le dit le manuel d’équitation ..

    • reflexions equestres 21 mars 2016 à 13 h 51 min

      Je vais relire Bourgelat. Les « massages » comme vous dites ont un effet immédiat. Si le problème du poids du cavalier n’est pas résolu , sujet pour lequel j’ai consacré plusieurs articles, vous avez raison. Je sais que beaucoup de cavaliers manipulent leurs chevaux en selle mais je trouve cela fastidieux et dangereux. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

  7. ce qui est essentiel a bien comprendre , pour parfaitement saisir le propos de Bourgelat et celui de Steinbrecht ,

    c’est que ce n’est pas la dyssimetrie la véritable cause des dysfonctionnements , c’est la contraction naturelle du dos en partant de l’épaule et du bras , l’épaule étant reliée au corps par des grands muscles reliés au bloc des côtes ..

    en cherchant à agir sur la dyssimetrie , c’est vous en fait qui agissez sur les effets , et non sur les causes ..

    • reflexions equestres 21 mars 2016 à 13 h 54 min

      Votre conclusion est à l’inverse de votre argumentaire. J’agis sur la contraction des muscles et donc bien sur la cause.

  8. et Steinbrecht a dit la chose avec exactitude …

    rechercher les causes de la dyssimetrie n’apporte rien . Pour ce qui concerne la dyssimetrie , c’est la manifestation du phénomène qui importe .. le cavalier se doit d’apprendre à sentir le dos de sa monture , à savoir d’étudier individuellement  » sa nature  » , en d’autres mots son instinct …..

  9. tout ce que vous avez besoin de savoir tient en quelques mots :

    un cheval contracte est assymetrique et a l’inverse un cheval decontracte tiendra aisement son corps droit ,

    l’assymetrie n’est que le marqueur que votre travail d’assouplissement n’est ni assez pousse dans le temps , ni assez rigoureux dans son approche ,

    et un travail rigoureux se passe d’osteopathie , ce pourquoi , dans un contexte approprie , il etait inutile d’inventer ce dont on n’avait pas besoin …

  10. Réflexions très intéressantes…

    Olivier,

    je ne comprends pas alors pourquoi, si la dissymétrie vient uniquement du cavalier (ça je ne doute pas qu’on ait une grande part de responsabilité dans les « pathologies » de nos chevaux!!!), en liberté, même sur un cheval qui n’a jamais été monté ou travaillé, on a souvent, comme l’indiquait un intervenant, une courbure du cheval plus prononcé à une main qu’à l’autre??? (tournant nez à l’extérieur, cheval tombant sur l’épaule intérieure)???

    • reflexions equestres 21 octobre 2017 à 20 h 48 min

      Je ne crois pas que ça vienne uniquement du cavalier mais plutôt de blocages physiques des chevaux.
      En équitation on doit passer son temps à les assouplir.

  11. Cette article me laisse quelque peu perplexe. Vous avez oublié de lire les ouvrages de Pierre Beaupère ainsi que de visionner ses films et cette vidéo : https://youtu.be/0ymtCW0wV8k

    Alors, toujours aussi convaincu que la dissymétrie n’existe pas ?

    • reflexions equestres 22 octobre 2017 à 21 h 22 min

      Je connais parfaitement l’ouvrage de Pierre Beaupère sur la rectitude que j’apprécie beaucoup et qui n’est pas en contradiction avec mon article. Son deuxième livre est remarquable également.

      Il dit lui même dans son livre que le cheval a été suivi par un ostéopathe.

  12. Beaucoup de travail à pied sans le poids du cavalier est bien plus rétablissant pour toute forme de pathologies. On envisage la monte après un bon travail à pied.
    Le cheval doit vraiment calculer dès son déplacement son équilibre et lui imposer quoi que se soit avant un échauffement qui ne lui est pas propre est de l’inconscience. Mais pourtant en travail de longe, je vois beaucoup de dérive et si nous nous obstinons à la vitesse et tension de longe c’est la catastrophe pour les muscles qui se travaillent à l’opposé de l’escompter.
    Je ne suis pas professionnel mais mon atout c’est mon observation sur vos commentaires, livres, et les chevaux de mon écurie. Je suis certaine que tout à une relation de cause à effet et qu’elle est propre à chaque humain, animale ou chose.
    N’oublié pas le mimétisme, c’est excellent à observer dans tout son ensemble et surtout cavalier et cheval.


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