02 février 2014 ~ 3 Commentaires

La légèreté

etienne-beudant-2[1]

Là encore, voila une tarte à la crème de l’équitation. La légèreté est mise aujourd’hui à toutes les sauces. Ces méchants allemands qui gagnent les concours ne connaîtraient pas la légèreté, nous français appliquant la légèreté serions mal vu par les juges, etc.

Certains prônent la légèreté bardés de leur bride ultra complexe, de leur muserolle ultra serrée et de leurs éperons. Vaste programme ! 

En réalité, je constate que les allemands ont fait d’énormes progrès dans la légèreté au point de nous donner des leçons sur le sujet : je pense à Anja Beran qui a réalisé des vidéos intéressantes, au docteur Heuschmann et son livre « dressage moderne un jeu de massacre » ou même à la cavalière Helen Langehanenberg ou Klaus Balkenhol, entraîneur à succès de l’équipe allemande et américaine.

Personnellement, je n’ai jamais rencontré de cavaliers français réellement légers, ils ne doivent pas être légion !

Je considère qu’ Andy Booth applique réellement les principes de la légèreté, il suffit de voir ses vidéos de présentation pour s’en convaincre.

De même Catherine Henriquet est capable de démonstration de légèreté étonnante mais cependant, après avoir bénéficié des conseils d’Andy Booth.

Les chevaux très délicats nous obligent à bien monter. Les chevaux ordinaires acceptent tout sans broncher.

En fait, ce n’est pas le cheval qui est léger, mais bien le cavalier. Les chevaux s’adaptent à leur cavalier.

Je n’aime pas les éperons car les chevaux se blasent très vite même des attaques les plus fortes et finissent par blesser.

Il faut qu’ils les connaissent puis les réserver à la reprise de dressage de compétition où la cravache n’est pas autorisée.

Le reste du temps, lorsque le cheval ne répond pas assez à la jambe, ne conserve pas son allure ou manque d’impulsion, je préfère le stick qui permet de réveiller son attention sans lui faire mal et sans le blaser.

Notes de l’auteur :

- aujourd’hui, je n’utilise plus de cravache remplacée par les techniques de l’équitation non violente.

- Les études scientifiques ont prouvé que la cravache faisait de gros dégats sur les muscles des chevaux, même utilisée avec légèreté.

Le scientifique australien Andrew McLean a étudié 50 jeunes chevaux en 2005 et conclut que seulement 12% des chevaux partent en avant sous l’action des jambes !

C’est donc un leurre de penser que les jambes servent à faire avancer les chevaux.

Cela ne résulte que d’un dressage insuffisamment réalisé ou mal entretenu par les cavaliers.

Pour la légèreté aux jambes, il faut commencer par le travail à pied et apprendre au cheval à céder à la pression ce qui n’est pas naturel pour lui qui a plutôt tendance à pousser contre la pression. C’est le premier apprentissage. Tous les livres d’équitation éthologique parlent de ça.

Ce travail réalisé, tout devient plus facile et notamment le travail de deux pistes.

Monté, le cheval doit répondre au moindre souffle des jambes. Pour cela avec un jeune cheval, j’applique la méthode Parelli : « poil, peau, muscle, os, sanction » en jouant sur la grande faculté d’anticipation des chevaux.

Ensuite, le cheval doit conserver son allure et sa cadence sans l’aide des jambes comme l’explique Carlos Pinto dans la vidéo « une leçon avec Carlos Pinto ».

Je ne supporte pas de voir des cavaliers de dressage battre la mesure avec leurs jambes à chaque foulée. C’est disgracieux et inutile.

La fixité de la jambe est essentielle. Il faut rechercher l’auto-impulsion, notion sur laquelle je reviendrais.

Il est vrai que dans les concours de dressage, on impose une cadence infernale aux pauvres chevaux qui nécessite forcément beaucoup de jambes.

J’avoue que la légèreté aux jambes est la plus complexe à obtenir car elle n’est jamais acquise définitivement. Mes chevaux me testent toujours en début de leçon des fois que je serais moins exigeant. Il me faut parfois me fâcher car sans impulsion on n’obtient rien. Le cheval doit fuir les jambes. 

Note de l’auteur : ce n’est en fait qu’une question de motivation du cheval

La deuxième légèreté est celle de la bouche. Voila comment je pratique :

1. En préalable, il faut un mors confortable pour le cheval.

2. faites l’expérience suivante : promenez un chien qui tire avec une laisse à enrouleur.

Ou il fait ce qu’il veut, ou il tire.

Maintenant, bloquez la laisse et fixez votre main de manière à ce qu’elle ne suive pas le chien.

Lorsque le chien est en dedans, la laisse est lâche, lorsqu’il veut partir il se butte sur la main.

Très vite vous pourrez tenir la laisse simplement avec deux doigts. C’est exactement la même chose à cheval.

Cette méthode décrite par Etienne Beudant dans ses livres est souvent très mal comprise.

De grands entraîneurs disent que la main doit être fixe par rapport à la bouche du cheval !

Impossible d’obtenir la légèreté de cette façon. Pour cela, la main doit être fixe par rapport à elle même. C’est à la bouche de s’adapter à la position de la main et non l’inverse.

3. la main ne doit jamais reculer comme l’a dit Baucher sur son lit de mort. elle doit résister ou/et s’élever.

Les chevaux ne comprennent pas une main qui recule.

Par contre, elle peut descendre et/ou s’écarter afin d’arrondir les chevaux.

Le livre « mains sans jambes » d’Etienne Beudant est le summum de la légèreté. Comme le dit Beudant « la main peut tout, même l’impulsion ». A étudier absolument.

L’équitation éthologique couplée avec la méthode Beudant permet d’obtenir une vrai légèreté.

Beudant avait fait de la discrétion des aide un de ses objectifs principaux. Cela suppose que ses chevaux soient déjà dressés aux airs qu’il veut obtenir.

La discrétion ne peut s’obtenir que progressivement comme il l’explique très bien pour Vallerine.

Cependant, la légèreté n’est pas une fin en soi comme le pensent certains mais simplement un préalable.

Beudant laisse croire qu’une fois le cheval léger, tout est possible.

Jai obtenu la légèreté assez facilement avec une jument et il n’en a rien découlé (ou presque) !

Aussi, j’ai du tout remettre en question. La seule chose que j’ai obtenu grâce à ça c’est la pirouette au galop. Et encore, un travail de deux pistes préalable aurait été préférable.

Beaucoup pensent que la légèreté passe par le relèvement de l’encolure à la verticale.

C’est totalement faux.

D’abord parce que le cheval doit être léger dans toutes les attitudes, qu’il ait la tête en bas ou en l’air. Il n’y a pas d’excuse, la légèreté doit être permanente. 

Le cheval ne doit jamais peser ni à la main ni à la jambe. 

De plus, la légèreté qu’ils obtiennent de cette façon est souvent fausse car elle résulte de douleurs des vertèbres dorsales à commencer par la première qui se pince.

De ce fait, le cheval est effectivement léger mais n’a plus d’impulsion. A n’utiliser qu’avec discernement.

Je suis Laurent FUMET auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser« . J’accompagne les cavaliers à mieux comprendre et respecter leurs chevaux grâce à la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique).

 Pour aller plus loin : cliquez ici

3 Réponses à “La légèreté”

  1. je suis dans la joie quand je vous lis l inpulsion ne viens pas de jambes plus ou moins simphatique mais de l ouverture des mains le mouvement en avant et entretenue par la position du cavalier sur le cheval qui regle les changement d equilibre la main par sont ouverture augmente l alure le ralentisement est optenue par la monte des mains tes le redressement du haut du corps

  2. la position du cavalier sur le cheval conditionne l équilibre du cheval lorsque le cavalier est en arrière le cheval est sur les fesses en avant sur les épaules a gauche ou a droite selon le cas ci on a une action avec les mains de bas en haut on produit le relèvement de l encolure qui a pour effet d arrondir le dos et l engagement de l arrière main sur des rennes longues bien sur c est alors par de petit coup de talon on produit une contraction des ab-dos il suffira que l on regarde ou on veut aller pour que le cheval se replace sans retenue quand il y auras ouverture des mains le cheval va ce déployé quand il y auras relèvement des épaules du cavalier monte des mains actions des talons on va joue en le ralentisement est auverture des mains pour accelerer le cheval devient leger BAUCHER diser mains sans jambes jambes sans main MICHEL DEMUR

  3. Belles réflexions! Légèreté des aides(mains,jambes et assiette) se travaillent lentement, continuellement avec justesse ainsi que le musicien répète ses gammes. Chaque jour est différent de l’autre, patience, il n’y a aucune reprise mauvaise. Je sais de quoi je parle, ma jument est très souvent en alerte et prête à fuir. Elle est dans ses moments hors connexion est a du mal à se concentrer sur le bon déroulement de l’exercice. Mais la, elle est que de l’avant!
    Merci à tous ceux qui publient, je dévore vos commentaires.


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