12 novembre 2013 ~ 3 Commentaires

Le travail à pied

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Beaucoup de cavaliers vivent dans le mythe que tous les problèmes peuvent se résoudre en selle. Voila une idée reçue qui a la vie dure et qui fait beaucoup de tord à l’efficacité équestre.

Elle est peut être vraie mais certainement impossible pour un amateur. Je ne connais d’ailleurs pas de grands écuyers, c’est à dire ceux capables de dresser n’importe quel cheval à la haute école, qui y sont arrivés.

Travailler à pied, ce n’est pas simplement tourner un cheval à la longe. D’ailleurs, je n’aime pas beaucoup utiliser une longe qui est très réductrice du dialogue avec le cheval et risque de provoquer des contractions.

 J’y inclus bien sur l’éthologie mais également le stretching, l’ostéopathie, les massages (shiatsu et autres techniques).

Tout cela est d’une importance capitale et est encore très peu enseigné.

Les artistes du spectacle travaillent à pied. Ils obtiennent ainsi une grande complicité avec leurs chevaux et presque tous les airs de haute école.

Un cheval qui réalise les airs à pied est à la moitié du chemin pour les réaliser monté. Pourquoi s’en priver ?

Depuis François Baucher, aucun écuyer n’a réussi sans le secours de l’ostéopathie. Ceux qui disent le contraire sont soit des menteurs soit ont oublié cet aspect plus qu’essentiel. C’est très dommageable pour l’équitation toute entière.

Dans les livres que j’ai lus des écuyers de Saumur qui écrivent actuellement, ils oublient complètement cet aspect alors qu’ils disposent d’une ostéopathe à demeure !

Les plus grands éthologues français actuels travaillent avec des ostéopathes. Ils ont enfin compris que faire obéir un cheval qui souffre en travaillant sur le mental relève de la maltraitance.

A mon avis le travail au sol avec pour objectif, le travail du mental, de la souplesse, l’apprentissage des exercices, c’est la moitié du travail de dressage d’un cheval.

L’éthologie, pour moi, c’est avant tout le dialogue gestuel avec les chevaux selon la méthode Hemplfing ou  Monty Roberts. Le join-up, c’est à dire le cheval qui nous suit, n’est d’ailleurs que le résultat du dialogue préalable. Il permet de s’assurer que le cheval est bien disposé à écouter et obéir.

Je me sers du travail en liberté pour regarder mes chevaux fonctionner, les échauffer, juger de leur moral, installer un dialogue, leur apprendre un nouvel exercice.

Je leur apprends, par exemple, à sauter en liberté au milieu du manège. Je suis d’ailleurs obligé d’enlever les obstacles si je ne veux pas qu’ils les sautent tout seuls !

C’est ce travail sur le mental qui permet de gagner les compétitions.

Je suis Laurent FUMET auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser« . J’accompagne les cavaliers à mieux comprendre et respecter leurs chevaux grâce à la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique).

Pour aller plus loin : cliquez ici

3 Réponses à “Le travail à pied”

  1. mauvaise connaissance de ce qu’est une juste éducation à la longe, si on s’en tient à votre commentaire sur le sujet. Partie intégrante du travail à pied, la longe autorise une décontraction correcte du cheval et une gymnastique qui l’oriente « dans le bon sens ». Comme la liberté, dont elle est un des éléments lorsque bien comprise,elle convainc au lieu de contraindre, elle permet de juger de la bonne harmonie locomotrice du cheval.Le travail à pied fait effectivement appel a l’étude du comportement du cheval face à son milieu, à ses congénères et à l’humain (ce que vous nommez à tort éthologie, bien que rentré dans les moeurs) et à la gymnastique que l’on peut comparer à une forme rudimentaire d’ostéopathie.

  2. Machnik sylvia 8 mai 2019 à 19 h 44 min

    C’est par la force d’avoir raison qu’on peut avoir tort. C’est ainsi que j’observe et je ne travaille pas les uns comme les autres .
    Ma jument n’est pas à l’aise en longe sur grand cercle par contre en liberté, c’est des voltes mais après avoir décontracté sa nuque dans tous les sens. Le départ du pas à chacune des allures montantes sont franche et en se soutenant. Ce n’est pas le cas à la longe, étant plus portée sur ses épaules, elle cherche continuellement son équilibre et adieux aux beaux cercle. Je pense que si on le peut, il faut trouver le JUSTE pour chaque cheval.


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