18 octobre 2013 ~ 1 Commentaire

L’équitation de tradition française

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L'équitation de tradition française  dans Technique dlg11-222x300

Pour faire simple, il n’existe pas une équitation de tradition française mais deux : celle de François Baucher et celle de La Guérinière.

Ces deux méthodes présentent des avantages considérables. Elles sont malheureusement incompatibles entre elles. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre pourquoi.

En fait, pour Baucher, le dos n’est qu’une simple courroie de transmission entre l’arrière et l’avant main. Il ne cherche pas sa musculation. Il travaille l’utilisation par le cheval de son arrière main, le moteur, par le rassemblé et de son avant main par les airs relevés. Pour lui le travail de deux pistes est néfaste et il a raison !

Pour La Guérinière au contraire le travail de deux pistes est toute l’équitation et il a raison également. Seulement pour que cet exercice ne soit pas néfaste, il faut préalablement que le cheval ait un dos fort. C’est pour cela qu’il ne faut pas demander ce travail au début du dressage sur un cheval qui n’a pas naturellement un dos très fort. C’est surement ce qui fait dire à Michel Henriquet qu’il faut deux ans pour obtenir une épaule en dedans correcte alors qu’en fait ça ne prend guère plus de cinq minutes. Cette notion est relativement bien expliquée dans le livre de Dominique Ollivier « Equitation : emploi des forces du cheval ». S’en est d’ailleurs la conclusion.

Partant de ce constat, comment muscler le dos de nos chevaux ? il n’y a qu’une solution, c’est le travail vers le bas qui bien effectué, étire le dos, remonte le garrot et fortifie les abdominaux. Tous les théoriciens ne font pas ce constat, certains disant qu’il est impossible de muscler en étirant mais c’est pourtant la seule façon que j’ai trouvée de faire le dos de mes chevaux. Il faut parfois compter deux ans de travail pour que le dos devienne suffisamment musclé. Après cela, le travail de deux pistes façon La Guérinière, devient salutaire.

Baucher ne travaillant ses chevaux dans sa deuxième manière que l’encolure verticale, le dos ne se muscle absolument pas.

Il semble, d’après les représentations que l’on a, que La Guérinière ne travaillait que des chevaux ayant un dos très fort alors que Baucher travaillait des chevaux d’un modèle beaucoup plus léger.

Généralement, nous travaillons trop nos chevaux dans une attitude « compétition » c’est à dire moyenne. Je pense qu’il est de beaucoup préférable de travailler vraiment très bas comme le conseille le docteur Pradier ou très haut façon Baucher. Ces deux attitudes sont plutôt incompatibles musculairement mais justement, le développement de ces muscles antagonistes nous aidera à avoir une attitude moyenne plus facile et plus correcte. 

Mise à jour de l’auteur : le travail vers le bas ne muscle pas le dos mais les abdominaux. Le dos ne se muscle pas mais doit juste être préservé par le travail fractionné.

Je suis Laurent FUMET auteur du livre « 41 mensonges équestres qui vous empêchent de progresser« . J’accompagne les cavaliers à mieux comprendre et respecter leurs chevaux grâce à la méthode des 3P (Physique, Psychique, Pratique).

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Une réponse à “L’équitation de tradition française”

  1. Bonjour,

    Je partage totalement votre point de vue. En utilisant vos mots je travaille Baucher et La Guérinière-Pradier et Baucher et La Gué….

    Merci pour cette analyse très claire.


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